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« Solidarité pour le droit au logement »,
association brondillante, travaille à l’accompagnement des mal-logés dans leurs démarches pour trouver un logement. Elle dresse un constat inquiétant sur la situation dans l’agglomération
lyonnaise et sur Bron en particulier. Des actions sont menées avec les familles en direction de la mairie pour obtenir des réponses. La situation qu’ils décrivent ci-dessous, ne peut nous laisser
indifférent.
La pénurie de logements accessibles à tous est grave en France. 45 000 demandeurs sont inscrits pour le parc social du Grand Lyon ; 2000 inscrits à l’Agence de Bron de l’OPAC du Rhône ; 600 pour une mutation. Ces mal-logés, on ne les voit peut-être pas, pourtant ils sont parmi nous, à Bron comme ailleurs.
Dans nos permanences logement, nous rencontrons des familles de 2-3-4 enfants logées dans des T2 ou hébergées à l’étroit chez des amis ou parents, depuis 2, 3 ans ou plus. Ce sont des années de galère pour les parents et les enfants. D’où des traumatismes ou des conflits dus aux mauvaises conditions de logement.
La réponse politique n’est pas à la hauteur des immenses besoins. Elle est parfois même contraire aux priorités. A la Duchère, en effet, à Vaux-en-V, Vénissieux, Villeurbanne, Bron, on a détruit ou on détruit 3800 logements, dont 470 à Parilly ; et on prévoit d’en casser encore, soit 400 à Terraillon, au lieu de construire en nombre suffisant des logements accessibles aux familles de revenu modeste.
Dans les conditions de pénurie aggravée par les démolitions, ce sont les familles les plus modestes ou les plus fragilisées par la situation sociale qui restent sur le carreau. Certes, les mairies ne sont pas responsables de leur chômage ou de leurs bas salaires, mais elles aggravent pour ces familles la pénurie, en détruisant des logements qui leur sont accessibles, et en construisant des logements plus chers, qui ne pourront sans doute pas leur être attribués. Et parfois même, si les HLM (l’OPAC, Alliade…) proposent à une famille un logement à Bron, la Mairie se permet de s’y opposer, pour le motif que la famille n’entre pas dans ses critères.
Même le Service-logement du Rhône refuse d’inscrire des familles venant des autres départements ! Le service Habitat de Bron le refuse à ceux qui ne résident ou ne travaillent pas à Bron. Si toutes les communes font de même, on en viendra à bâtir des murs de séparation pour éviter que les pauvres ne nous dérangent.
Cette politique d’injustice et d’exclusion crée pour les mal logés des obstacles qui paraissent infranchissables. Et pourtant, grâce à leurs efforts et sacrifices, grâce à la solidarité suscitée autour d’elles, des familles ont pu obtenir des logements après des années de difficulté, de lutte, de démarches individuelles et collectives.
Ainsi, par leur courage, ces familles disent à tous ce qu’il faut faire : « Sans vous lasser, avec les associations (comme la nôtre) frappez à la porte des HLM, des mairies, de la Préfecture ; frappez à la porte des voisins et amis, pour qu’ils vous soutiennent par une pétition ou en vous accompagnant dans vos démarches».
Elles nous montrent ainsi que c’est par la solidarité, que nous obligerons les décideurs à changer de politique de logement.
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