Le blog de ICBron "A gauche autrement"

 La 12ème Biennale du Fort qui va débuter le 12 juin et durer jusqu’au 1er Aout, repose le problème des choix culturels de la ville.

En effet comment imaginer qu’un spectacle proposé aux Brondillants à un tel niveau de prix (41€) soit à la portée du budget d’un ménage moyen vivant sur la commune. Un couple avec 2 enfants devra débourser la bagatelle de 136 € pour voir ce spectacle à condition que ses enfants aient moins de 12 ans… On rencontre de plus en plus de Brondillants qui disent vouloir boycotter la biennale du Fort à cause de son prix.
         En fait il est surtout accessible aux salariés de grandes entreprises qui bénéficient de billets à tarifs réduits financés par leur comités d'entreprise.

 

Ce spectacle subventionné par la ville de Bron, le Conseil Régional et le Conseil Général, attire de nombreux spectateurs, 16 000 en 2007, mais il n’est à l’évidence pas destiné à promouvoir la culture pour tous les publics de la ville, mais plutôt pour promouvoir une image valorisante de Bron  sur l’agglomération et montrer son rayonnement culturel. Cette démarche certes louable peut se comprendre, néanmoins il faut voir ce qu’on met dans l’autre plateau de la balance pour proposer une offre culturelle aux familles plus défavorisées, dans les quartiers.
         
             Ne laissons pas le seul choix de la télévision aux plus pauvres pour se cultiver...

Mer 27 mai 2009 1 commentaire
Ce que vous ne dites pas aussi c'est que le spectacle de cet année est assez élitiste. La Mairie justifie le coût en parlant d'une création d'envergure mais ce qu'elle ne dit ne pas c'est qu'il y a d'autres créations pour tout public qui seraient gratuites sans grever le budget municipal. Multivision ce sont 3 documentaires projetés avec 14 projecteurs (voir www.ademi.asso.fr) que j'ai proposés à la Mairie de projeter cet été en plein air. Mais ce qui est différent, unique, ce que les petits copains ne peuvent pas réaliser, ça la Mairie n'en veut pas ; pire on ne vous répond même pas ignorant ainsi votre existense.
Cassino Michel - le 05/07/2009 à 12h12